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Ma vie "relativement" ordinaire
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30 juin 2019

Fin de la phase mixte :D

Ça y est, on y est! Je ne suis plus en phase mixte!!! Hourra !!! Je suis enfin passée en phase dépressive, une belle et bonne phase dépressive mais pas trop violente quand même. Ça aura mis du temps cette transition après ma phase maniaque. Oui, je ne fais que de pleurer, j'ai envie de rien, même plus envie de dépenser des sous, de regarder la télé, de voir du monde, de manger, de ma laver. Je pense que d'ici peu j'aurai plus envi d'écrire, mais comme je continu, c'est que je vais pas trop mal dans ma dépression. En fait ce qui m'aide c'est que je suis profondément en colère. Je vais pourrir la moitié de l'été dans une clinique, louper les weekends entre potes, les barbecs, anniversaires... Tout ça à cause de ce putain de cerveau de merde bordel ça pouvait pas tomber genre en hiver? ou en automne? Même l'automne indien je m'en fiche! Nan. En plein été. La loose!

Mais c'est super comme ça je serai en super méga forme pour nos vacances en août youhouuu! Et sinon je pouvais pas juste être à peu près en forme pendant 2 mois? Juste 2 petits mois??? Eh bah non.

Alors je suis triste, désespérément triste et en colère contre moi et la terre entière! Fait chier...

 

Alors il s'avère que 10 minutes après avoir écris tout ça sur mon petit carnet (eh oui, ya toujours un premier jet), je suis aussi en colère contre mon mec. Je voulais en fait alors voir une copine, en parler, une amie, vider mon sac, mais monsieur me dit, mais tu peux parler avec moi! Et je lui dit que c'est pas pareil. Et il me dit qu'il faut pas que je sois impulsive comme ça, que si je vais en parler à quelqu'un ça va trop la mettre mal à l'aise. Du coup je suis dans la cuisine en train de vous écrire, à pleurer, à être en colère, à avoir interdiction de me boire une bière et d'aller voir une quelconque amie pour ne pas la mettre mal à l'aise, pendant qu'il se regarde un film sur netflix.

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29 juin 2019

Down

Voilà. Fin de journée, déprime totale. Je me sens seule, nulle, inutile. Je traîne mon corps. J'ai envie de pleurer. 18h20. C'est trop tôt pour prendre un verre? Mes 2 bières datent de midi, même si j'ai pas mangé, c'est correct. Et mon homme qui est de sortie ne rentre que dans la soirée. Un petit verre et après je me sentirai peut-être un peu plus joyeuse!

 

(en fait je me suis juste sentie dans le coltar après 3 verres et suis partie me coucher)

29 juin 2019

Hospitalisation !!!

28/06/19

 

Hier soir après le boulot, j'étais très mal, triste, amorphe, alors que je venais de passer la journée à alterner entre Wonder Woman, Princesse Sarah et Gargamel.

J'étais folle.

Je vais voir ma psychiatre, un peu en urgence, rendez-vous pas prévu. Je lui parle, tout, mes humeurs, mes sentiments de toute puissance et de révolution générale dans mon cerveau, mes crises d'irritabilité, ma méga joie de vivre, mon impulsivité à prendre des décisions sans réfléchir (au boulot, c'est gênant), ma détresse, ma tristesse, mon désespoir, ma colère contre mon cerveau qui merde. Tous ça en pleurant, et pleurant, et pleurant, avec le mascara qui coule dans les yeux et qui pique.

Bref, un vrai bordel. D'autant plus qu'avec tout ça, il y a l'alcool. Je veux boire de l'alcool. Mon homme me dit que c'est une énième idée fixe que j'ai quand je vais mal? Cette fois c'est l'alcool. C'est obsessionnel, je dois boire de l'alcool. J'ai l'impression que je ne peux pas m'en passer, que je dois boire, même si je sais que ça me détruit. Mais je me dis à chaque fois "tant pis".

 

Tout ça pour dire que ça y est. J'y suis. Je vais y passer. Séjour en clinique nécessaire. Clinique spécialisée dans la bipolarité. Pour 3 semaines (si je veux, apparemment, je peux y rester que 10 jours) mais ça me parait une éternité. Je ne sais pas ce qui m'attend mais j'ai très peur. Peur d'être seule, loin de mon chéri, de ma famille. Et comment je fais pour mes vêtements pour 3 semaines ? Est-ce que je pourrai en laver genre lave-linge à dispo? Mes romans? Et est-ce que j'aurai droit à mon ordinateur? Est-ce que je serai en chambre seule (pitié je veux personne d'autre dans ma chambre!)?Est-ce que je pourrai m'épiler? Questions cons. Mais qui tout à coup prennent toutes leur importance.

 

Après, ça me fera un bon sevrage pour l'alcool. Et là où je vais, apparemment on voit le psychiatre genre tous les jours. Ils vont sûrement m'aider à gérer tout ça, accepter, le traitement et tout...

 

Ils doivent m'appeler normalement la semaine prochaine pour me proposer une date. J'espère que je penserai à leur demander tout ça, car c'est quand même à 2 heures de route de chez moi. Et faut que je pense à faire ma couleur avant de partir, au moins les racines.

 

J'ai peur de l'inconnu, de ce qui m'attend, ça m'angoisse d'être seule, dans un lieu que je ne connais pas, avec des gens que je ne connais pas, si loin de mes proches... J'espère qu'ils pourront venir me voir. J'ai peur...

28 janvier 2017

l'arrêt du tabac

J'ai arrêté de fumer depuis le 1er janvier. Hier :
moi à loulou : "purée tout à l'heure j'avais trop envie de fumer c'était terrible!!!"
doudou (qui fume pas) : "ah! et alors tu as fait comment pour tenir??" (Mode coach)
moi : "bah j'ai pris un pschittt de nicotine (un spray buccal dégueu qui donne le hoquet), un demi alprazolam et je me suis servi un verre de blanc!"
loulou : "ah..."
moi : "et c'est passé!!!!"

Bon avec un peu de recul c'était peut-être être un peu excessif...

 

13 février 2013

Le mag et la St Valentin

Voilà. J’ai lu une partie du mag de ce site-de-rencontre-que-les-« e »-se-font-la-gueule. Pas entier oui, juste une partie parce que mes yeux commençaient à piquer.

 

Alors j’ai lu un petit article sur « où passer sa soirée de St Valentin la tête haute » soit sans chocolat sous sa couette seule à maudire la totalité des couples de la terre. En fait je n’ai lu que quelques mots dont « bar cosy », « boîte branchée » oui je me verrai tout à fait y aller toute seule. Mais pas que ! Parce qu’ils proposent aussi, pour les gens comme moi qui n’aiment pas faire la fête et les gens heureux, d’inviter chez soi tous ses potes célibataires et de leur proposer d’amener chacun un ou deux potes également célibataire. Me suis dit que dans mon 17m² ça ferait juste. Quoique.

 

Alors je me suis dit, tient, pour la St Valentin je reste chez moi, je mange du chocolat, je me met sous la couette et je maudis tous les couples heureux de cette terre (ça sert à rien de maudire les couples malheureux, je suis plus heureuse qu’eux AH AAAH ! je sors de règles je crois que mes hormones ne se sont pas complétement rétablies).

 

J’ai lu un autre article (je n’allais quand même pas m’en tenir à un seul !) sur les 5 trucs genre qui font complètement craquer un mec au premier rencard. Eh bah franchement… Alors comme ça messieurs vous pouvez complètement craquer pour une femme/fille/nana juste à la vue de leurs pieds ?? Genre, juste un pied quoi. Nu le pied, ou en sandale, ou tong, enfin vous voyez quoi. C’est pourquoi ils préconisent les crèmes hydratantes très régulières pour avoir de jolis pieds. Vivement cet été dis-donc ! Vois vraiment pas pourquoi elle se fait chier avec tout le reste du corps pfff.

 

Sans oublier le fabuleux article « au secours je ne sais pas draguer » et leur technique en 3 points. Que je pourrai résumer en 2 en fait : avoir confiance et être spontané. Bon j’en ai un sur deux ! (pour les curieux le troisième c’est qu’il faut dédramatiser la situation genre « qui ne tente rien n’a rien et qui vole un œuf… » non c’est pas celui-là – retour rapide sur le site – « c’est en forgeant qu’on devient forgeron » (oui c’est plus logique) en gros faut pas avoir peur de se prendre des vents.

 

J’en aurai appris des choses… Mais le top du top, qui laisse encore plus aigri, c’est qu’à l’origine, eh bah c’était la fête des célibataires. Les grecs fêtaient leurs célibataires. Ils faisaient des soirées et tout ! Et on nous a volé ça… :’(

 

Alors voilà. La St Valentin, à deux, c’est totalement inintéressant, et seule, c’est frustrant. Dans tous les cas c’est nul et ça me rend aigrie. Et le mag du site-de-rencontre-que-les-« e »-se-font-la-gueule bah… ça m’a occupé 20 minutes, combattu ma flémingite aigüe et ça m’a motivé à enfin écrire un article.

 

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30 mai 2021

Ce que j'aimerais te dire - Après la stupeur, place à la colère!

Après la stupeur, cette prise de conscience sur toi, notre couple, apparait la colère. Contre toi, qui ne veut que mon bonheur. Pourtant, avec ta maladresse, et je pense sans vouloir me blesser, tu me rabaisses, tu me fais culpabiliser, tu me fais sentir comme une merde. Chaque fois que tu me demandes s'il y a quelque chose qui ne va pas, que je te réponds "oui", mon coeur s'emballe, car j'hésite à t'en parler, car je sais exatement ce que tu vas me répondre.

Quand ça ne te concerne pas, celà te semble minime, tu rationnalises, envolées les émotions, à croire que tu ne connais pas ça. Une énième prise de tête dans ma tête, parfaitement inutile. Pas un seul instant tu me demandes pourquoi, ça me blesse, ou ça m'énerve, ce que je ressens. Mais tu es comme ça, et je le sais, et je n'y changerai rien, c'est normal. Tu parles de ma fragilité, que je dois passer à autre chose.

Le pire, c'est quand ça te concernes. Plusieurs fois, je t'ai dis que je ne voulais pas t'en parler, car je savais exactement ce que tu allais me répondre, et que ça m'énerverais encore plus. Tu me dirais que c'est nul, inutile, débile, exagéré, que c'était n'importe quoi. Mais tu insistais, alors je finissais par t'en parler, et tu me disais exactement ça, comme d'habitude, ce qui envenimait tout. Pas un seul moment il ne te vient à l'esprit de me demander pourquoi je te dis ça, pourquoi je ressens ça, pourquoi ça m'a blessé, même si à toi ça te paraît dérisoire. Pas un seul instant tu t'es dis que si ça me mettais dans cet état, c'est que pour moi, ce n'était pas dérisoir. Non, ce n'est que broutille. Encore un de mes trucs où je me prends la tête inutilement. Et même quand j'essaye de t'expliquer pourquoi ça me blesse, je suis face à un mur de rationnalité, incapable de comprendre, et trouve ça donc, cette fois-ci, totalement inutile ou débile que ça me blesse ou m'énerve. Ce que je ressens, est donc inutile, stupide, incompréhensible.

Au bout d'un moment, je finissais par m'en convaincre. Après tout, je suis quelqu'un avec qui il est difficile de vivre. Des fois tu me dis : "Tu te rends compte de la patience que je dois avoir avec toi? Comment je dois prendre sur moi?" Cette façon que tu as, inconsciemment, du moins je l'espère car je te découvre toujours petit à petit, de me rabaisser, de me faire culpabiliser car après tout, je te suis redevable, car tu me supportes.

Comme la semaine dernière, je ne sais plus pour quelle raison exactement, tu m'avais vraiment énervé. Petite prise de tête et haussement de voix, assez rapide, car ça ne sert à rien d'insister. Un quart d'heure après, tu me demandes s'il y a quelque chose qui ne va pas. Je te réponds par l'affirmative. Tu me demandes ce qu'il y a, et je te dis, à ton avis, par rapport à tout à l'heure, je n'ai pas encore digéré. Et tu me réponds, avec une légèreté et un geste du bras signifiant une futilité, "Ah si ce n'est que ça, c'est pas grave alors". Et tu passes à autre chose. Une belle giffle. Pour toi, comme c'est insignifiant, ça ne te traverse même pas l'esprit d'essayer de comprendre ce qui se passe vraiment dans ma tête, pourquoi je ne digère pas. C'est passé, c'était débile, alors à quoi bon rester là-dessus?

Et puis, je suis bordélique, je ne range rien, je laisse toujours traîner mes affaires partout. C'était avant, maintenant, j'essaye de faire des efforts, de ranger au fur et à mesure, mais tu ne me dis rien. Les seules choses que tu me dis, ce sont les critiques à apporter, quand tu t'énerves et que tu me dis que je fou le bordel partout, car oui, des fois, quand il rentre le soir, je n'ai pas tout bien rangé, et il n'y a que ça, qui ressort.  Du coup, je deviens anxieuse, une anxiété vive à l'approche de la fin de la journée. Je vérifie que rien ne traîne, plusieurs fois, pour être sûre. Si j'ai oublié un truc, je m'en excuse et me dépêche de le faire, s'il reste de la vaisselle, je lui dis de ne pas la faire, je vais la faire, non non, ne la fais pas, je vais la faire! Si je laisse traîner quelque chose, je te préviens, je me justifie pour quelle raison je la laisse là, et te demande si ça ne te dérange pas. Des fois, tu rentres plus tôt que prévu, et panique à bord, je n'ai rien fais! Je me suis quand même améliorée depuis, je le lui dis, et il me réponds, comme toujours un "oui, mais...". Ce fameux "Oui, mais..." qu'il me sort en toutes circonstances, même quand j'ai des nouvelles trop géniales à lui annoncer, et que j'attend en retour de la joie, ou des félicitations, ou des trucs comme ça. Mais non. "C'est cool, mais...".

Alors non, ce n'est pas un tyran même si je semble le décrire ainsi. Il ne dit rien, me dit pas de soucis, ça ne me dérange pas, blablabla. Sauf quand ça chauffe sévère entre nous, il me mets tout ça dans la gueule, tout, avec un, "mais tu te rends compte comment je prends sur moi? Pour supporter tout ça?". 

Pas de compliments, la critique est plus facile.

Maintenant, je te demande, quand j'ai envie de faire quelque chose, à plusieurs repreprises pour être sûre, si ça ne te dérange pas, si tu ne me le ressortiras pas dans la tronche dans quelques semaines? tu es sûr????

Qu'est-ce que j'aimerais en discuter avec toi, à tête reposée. De tout ça. 

Mais  toute discussion est impossible, je sais exactement ce que tu vas me dire. Tout ne va que dans un sens, c'est moi qui merde. "'C'est inutile", "C'est débile", "C'est insignifiant", "C'est exagéré". Et ça me blesserais encore plus, m'enfonçanat dans ma frustration de ne pas réussir à être comprise. Je sais que, pour quelqu'un comme toi, ce n'est pas forcément facile de vivre avec quelqu'un comme moi, qui vit et ressens des émotions fortes, qui ai une telle sensibilité émotionnelle, vu que tu es tout l'inverse. Et c'est frustrant, les petites rancoeurs commencent à s'amonceler. C'est pourquoi maintenant, quand tu me demandes si quelque chose ne va pas, je réponds juste que je suis fatiguée. Tu me trouves irritable en ce moment. Je te dis que je suis juste fatiguée. Je n'ai pas envie de parler avec toi.

Maintenant, je prends conscience de tout ça. Petite révolution interne.. Effectivement, je ne serai jamais la personne que tu aimerais que je sois, je serai toujours sensible, vivant et me nourrissant d'émotions vives. Plus de culpabilité, fini l'idole, l'Être suprême qui arrive à me supporter. On est égaux, au même niveau. Basta.

Je ne me rappelle plus ce qui nous a réuni, ce qui a fait de nous un couple, avant que tout déraille. C'est là-dessus qu'il faut que je me concentre, si je veux faire tenir ce couple, si je veux réussir à fortifier ce lien, autre que celui de notre fils.

Je ne sais plus ce qu'il reste de nous. Ce que je ressens, n'est plus que colère, rancoeur, dégoût. Ce genre de ressenti que tu sembles incapable de ressentir.

Quand je serai enfin parvenue à redevenir moi-même, quand je cesserai de me détester vraiment, et de t'idôlatrer autant, toi l'être sûprème qui me supportes, je verrai sûrement ce qu'il reste de nous. Et je n'en ai aucune idée.

Tu prens sur toi, t'es vraiment patient avec moi. Et moi, tu crois quoi, tu penses être irréprochable? Tu ne penses pas un seul instant que des fois tu me fais réellement souffrir, que tu m'énerves vraiment? Que, toi aussi tu as des défauts qui m'agacent de plus en plus? Que je dois faire preuve d'une putain de patience également?

Heureuement que je garde, dans un coin de ma tête, la certitude que tu m'aimes, (enfin, pour quelles raisons? ça reste un mystère au vu de tout les défauts que j'ai), et que tout ça, tu ne le fais pas volontairement. C'est ton caractère, tu es comme ça. Au début de notre relation c'était dur, passé un certain temps je m'y suis faite, mais au bout de plusieurs années, je ne supportes plus.

Alors pour l'instant, c'est une période de distance certaine, de mensonges, "oui tout va bien je suis juste fatiguée", de routine traînante.

 

28 octobre 2012

On s'active!

Ce matin je suis retournée au sport. Je n'y suis pas du tout allée la semaine dernière (à cause d'un mélange de manque de motivation - j'étais fatiguée - et de crève OUI je me justifie ET ALORS???) alors me suis dit qu'il fallait que j'y retourne très vite si je ne veux pas me faire gronder (contrôle des mensurations bientôt...alors si je veux un diplôme… ouais.). Et bon, fallait bien que j'aille me défouler après ce weekend absolument pourri (mêlé d'une totale inactivité à fond de déprime, et d'un décès pour achever le weekend). Ce que je n’avais pas pris en compte en allant au sport, c'est que, d'abord, j'ai un bon reste de crève-poumons-pas-contents, et que hier soir j'ai peut-être un peu abusé du whisky (noyage du cerveau, ça fait pas de mal de temps en temps) + dornormyl. J'ai failli mourir sur les machines. ... en plus ooh désespoir: le t-shirt rose c'est au bout de la 300ème séance. C’est nul!

25 mai 2021

Ce que j'aimerais te dire - La terre n'est pas plate, elle est ronde

Cette prise de conscience m'a bouleversée, complètement chamboulée, retournée. Vous savez, comme quand on regarde le même objet du même point de vue littéralement parlant, depuis des années, qu'on le connait par coeur au moindre détail près, et qu'un jour, on fait un pas de côté et, complètement décontenancé, on le voit sous un angle différent et on ne le reconnaît plus. Quelle surprise de voir ces nouvelles formes, ces nouveaux détails, ce nouvel objet.

D'ailleurs, je n'imagine même pas le choc qu'a subit le monde entier en se rendant comptant que la Terre était ronde, et non plate.

Un seul pas de côté, et tout change. 

C'est ce qui s'est passé, en une consultation d'à peine 15 minutes chez ma psychiatre.

Depuis toutes ces années, je me dis, et on me dit, quelle chance incroyable que j'ai de t'avoir rencontré, quelqu'un comme toi, capable de me supporter, moi et mes sautes d'humeurs, moi et ma bipolarité, qui me soutient, pilier sans faille, quelle chance que j'ai. Et pour ceux avec qui j'en parle, c'est la même chose : "quelle chance tu as d'être avec lui, il te soutient quoiqu'il se passe, avec ta maladie ; c'est vrai qu'il n'y aurait pas beaucoup de mec qui auraient cette patience". Et en plus de ça, tu m'aimes. Tu as voulu acheter une maison avec moi, me faire un enfant, vivre avec moi, malgré que tu saches que j'étais comme ça.

Quelle chance j'ai de t'avoir, ta patience, ta compréhension, ton aide ; quelle chance j'ai d'avoir pu rencontrer quelqu'un qui me supporte au quotidien malgré ma maladie.

Depuis des années, j'ai construit mon couple sur cette base : celle que j'ai une chance formidable d'avoir rencontré quelqu'un qui veut rester avec moi, qui m'aime en plus, malgré ce que je suis. Même quand on se prend la tête, enfin, que je te prends la tête, parce que c'est moi, avec mon caractère, mes petites tares, ma maladie, qui provoquent ces prises de tête ; donc même quand tu m'énerves, que je te déteste, que tu me blesses, je finis toujours par culpabiliser et m'excuser car tout de même, quelle chance j'ai d'être avec toi, qui me supporte.

Quelle chance j'ai, d'avoir quelqu'un qui est fort pour nous deux, si tu n'étais pas là, mon pilier, je me serais effondrée, engouffrée, j'aurais sombré. Je ne peux pas vivre sans toi, sinon, ça en est fini de moi.

Et cette céances chez ma psychiatre, a chamboulé cette dynamique, la base sur laquelle j'ai construis notre couple. Elle m'a juste dit : Et vous ne vous êtes jamais posé la question des raisons pour lesquelles il est resté avec vous? Du fait qu'il vous aime, et que tout comme il vous apporte du positif dans votre vie, vous lui en apportez aussi? Qu'il aime la personne que vous êtes, qui ne se définit pas juste dans la bipolarité? Vous savez, vous pouvez aller mal à cause de lui, et être en colère à cause de lui, pas à cause de la maladie qui vous fait dérailler, mais par ce qu'il fait ou dit, comme dans tout couple. Votre couple ne se construit pas autour de votre maladie. S'il vous aime, vous a fait un enfant, acheté une maison avec vous, c'est parce que vous lui apportez des choses de positives. Ce n'est pas à sens unique. Certes il vous soutient, mais vous savez que votre maladie ne vous définie pas? Que vous avez votre propre personnalité, votre propre caractère. Il vous a "choisie" depuis le début, pour vous, pour ce que vous êtes. Il a appris en même temps que vous votre maladie. Il a compris les difficultés que certaines fois, celà allait engendrer pour votre couple. Mais il reste avec vous car il vous aime, et que vous aussi, vous lui apportez du bonheur, du soutien.

Bam.

J'ai bâtit notre couple dans un sens unique, ma maladie, et mon Idole qui me supporte. Une culpabilité monstrueuse, un sentiment d'être une merde, un boulet qu'il traîne difficilement à son pied malgré tout. Pas un seul moment je me suis interrogée sur notre couple, en tant que couple tout simplement, comme n'importe quel couple, sur notre relation, des deux côtés, ce que l'un apporte à l'autre.

Je ne suis finalement pas juste la bipolaire qu'il supporte. Il n'est finalement pas le héro, l'Être supérieur et Suprême qui est capable de me supporter.

Je suis une personne à part entière, qui participe à l'équilibre de notre couple. Et oui, j'ai le droit d'être en colère contre lui, d'aller mal à cause de lui, non pas parce que je déraille à cause de ma maladie, mais tout simplement parce qu'il a fait ou dit quelque chose qui m'a blessé ou énervé.

Il va me falloir un temps infiniment long avant de réussir à vivre et accepter ces "nouvelles données".

Cet objet que je regardais depuis 5 ans du même point de vue, dont je connaissais tous les angles et détails par coeur, je viens de le voir avec un pas de côté, c'est étonnant, et perturbant.

Et maintenant reste à savoir, comment je le vois maintenant, mon couple, mon conjoint. Quels sentiments m'animent, maintenant que je sais, enfin, que je prend conscience, que nous sommes à égalité, tout les deux. Qu'il n'est pas le surhomme que je pensais juste et uniquement parce qu'il me supportait. Je me rends compte qu'il a des défauts, et je peux maintenant me permettre, quoi que j'ai encore des difficultés, de me dire qu'il en a, des défauts, et que je peux souffrir à cause de lui, et pas juste parce que j'ai encore déraillé.

Alors voilà, qu'est-ce que je ressens pour lui, maintenant que je ne l'idôlatre plus, du moins un peu moins, pour cet acte de bravoure qu'est de me supporter?

 

20 décembre 2019

La grossesse, ô bonheur !

Y a-t-il un autre point positif que les poils qui repoussent moins vite pendant une grossesse ??? 

J'en suis au 5ème mois, j'attends un p'tit gars. Et j'ai vraiment hâte qu'il soit sorti de mon ventre! Je ne croirais plus personne qui diras que la grossesse c'est merveilleux (sauf quand il bouge, c'est chou !) 

Mais entre mon diaphragme remonté dans mes côtes (du coup je fais 3 pas et je suis essoufflée), ma sciatique dans chaque fesses, les lombaires dévastés (mère nature à calé un étai dans mon bassin, histoire d'ouvrir la voie) , la fatigue et les crises de larmes quand on se rend compte qu'il n'y a plus de pain pour mon Madame Loic, je ne vois pas. 

Ça y est, c'est parti pour 4 bons mois à dormir avec un oreiller entre les genoux, avec toute cette logistique quand on décide de se retourner dans le lit ! 

Et le test de la boisson gluante hyper sucrée au labo, où il faut attendre 2h, avec prise de sang par heure. Et les prises de sang tous les mois !!! (à chaque fois ça me fait tourner de l'œil). 

Et les bas de contention, on en parle ? 

Aller. C'est une merveille de mère nature, techniquement parlant. 

Mais le jour de mon accouchement, loulou a intérêt à se pointer à la maternité avec un méga plateau de sushis et une bouteille de Prosecco (et tant pis si ça s'accorde pas !) 

7 août 2019

L'alcool

Jusque là, j'avais tenu sans boire d'alcool depuis ma sortie (en dehors du petit galopin) de la clinique. 

Hier j'ai craqué, j'ai bu 3 bières. Je pourrais me justifier avec un état de surexcitation autant positif que négatif : je sortais d'un massage califormien (divin!!!) en speed pour retrouver chaton au resto et en arrivant je devais vite commander car les cuisines fermaient et en même temps loulou qui m'appelle pour me dire qu'un vieux copain d'une autre vie était décédé dans un accident de moto et que l'enterrement était à 16h.

Bon. Certe, mon cerveau a fait plein de trucs bizarres d'un coup, et j'ai commandé une bière. Cela reste de ma responsabilité. Après manger, chaton m'a demandé si ça allait aller, et du coup je savais pas, aucune idée, j'étais toujours en état de surexcitation. Du coup on est allé boire une bière, et puis j'en ai pris une autre.

Résultat j'ai mis trois plombs à m'endormir. Effectivement bien que je m'en doutais déjà un peu l'alcool n'est pas très très bien pour moi.

 

1 août 2019

Les toxiques

Aujourd'hui, c'était pas prévu. Mais avec chaton, on est parti voir une personne qui était à la clinique avec nous, et qui allait mal. Loulou, ça lui a pas plut du tout, car il avait peur pour moi, avec mon empathie, peur que je revienne plus mal. 

Mais du coup, moi et mon tact légendaire, je lui ai mis un petit (gros) coup de pied aux fesses (pas à loulou, à la personne qui allait mal) et lui ai dis que je coupais les ponts avec toutes les personnes de la clinique. dans la voiture chaton n'en revenais pas de mon absence de tact. Mais je lui ai expliqué que le problème, avec ce genre de personnes, c'est souvent qu'elles cherchent des personnes, des bonnes poires, auprès de qui se plaindre, ce qui aurait été parfait auprès de chaton, si je n'avais pas été là. Ces personnes tirent les gens vers le bas, et ça je l'ai compris il y a bien longtemps. Des "toxiques".

J'espère quand même que ça la fera réfléchir, même si sur le coup elle a dû me détester. Chaton je lui ai dis, s'il y avait été tout seul, elle l'aurait complètement bouffé, il aurait absorbé tout son mal-être, et serait rentré complètement plombé. Elle n'est pas la seule à avoir été dans cette clinique, si on y est allé, c'était pour une bonne raison, et ce n'est pas parce qu'on en est sorti qu'on n'est pas toujours fragile.

Cela fait maintenant 7 jours que je suis sortie. Je commence à reprendre mes marques, à apprendre de nouvelles habitudes, une régularité dans les horaires, et pas d'alcool. Lundi j'ai bu une demi-bière, j'avais la tête qui tournais après comme si j'étais bourrée, c'était pas agréable. Ce midi au resto, je n'ai même pas eu envie d'alcool. Il faut que je continue dans cette voie.

Je continue à me mettre une petite activité ou objectif par jour. C'est important.

23 octobre 2007

la motivation, cette notion qui me colle à la peau 2

Eh oui! ce matin levée à 7h15 (dois-je rappeler que je n'ai cours que le mercredi?) avec une seule idée en tête, genre obsession: lettre de motivation. Hop préparation du demi-litre de café (il faut au moins ça), mon petit cahier de brouillon en main, et c'est parti! 20 minutes plus tard, lettre de motivation écrite (dans l'attente d'une remaniation générale après l'avoir montrée à ma soeur eh eh) mais bon en tout cas, ça c'est fait!

Petit tour rapide sur mes blogs préférés, et c'est parti pour nocibé l'interim avec peut-être petit détour vers nocibé... après l'interim... heu... en même temps nocibé c'est sur la route, et plus près et j'ai quand même une réduction de 10 euros et... non l'interim d'abord...

27 mai 2021

Nouveau carnet !

Je reprends la suite de mon 1er carnet. Oui oui! Le premier est déjà rempli à ras bord! C'est parti!

6h37 : aujourd'hui, je ne bois pas d'alcool

6h40 : ce soir, je me couche tôt

19h16 : tu m'as énervé, je sors un verre de rouge

19h27 : on s'engueule

19h38 : 2ème verre de rouge

23h32 : j'éteins enfin la lumière.

Râté !

20 octobre 2020

Traînes

Et voilà. Je t'enveux encore. Tu traînes, tu traînes... Tu n'auras pas vu ton fils de la journée. Tu pouvais rentrer plus tôt, mais tu traînes. Tu fais déjà de grosses journées, tu rentres tard, et là, tu traînes. Je comprends ce lien mère-fils qui se crée. C'est sûr, en ce moment, je ne travaille pas, je m'en occupe beaucoup, c'est normal. Et toi tu traînes. Que veux-tu. Moi, je suis bien avec mon fils. En ce moment je vais bien. Pas besoin de toi. Traînes. Quand j'irai mal, que j'aurai tiré sur la corde, et ça arrivera bientôt, on fera au mieux. 

Traînes.

8 juillet 2020

La bernique

Hier j'ai reçu une remarque très désobligeante sur une partie de mon corps de la part d'une co**asse (pour ceux qui n'auraient pas trouvé l'insulte, il manque juste les n) qui faisait partie de ces co**asses (pareil pour les n) du collège (aaah traumatismes du collège...). Sur le coup j'ai rien dis, genre la fille détachée qui s'en tape et qui est bien au dessus de ça 😤.

Le soir, dans le lit, je raconte à mon fils de 2 mois ma mésaventure en lui expliquant pourquoi maman est vexée et contrariée. Il faut dire qu'il a pris l'affaire très au sérieux et m'a bien regardé tout au long de mon histoire.

Après, j'ai quand même voulu en parler à un adulte (qui comprend pour de vrai ce que je dis), soit, comme d'habitude, ma sœur. Texto-roman envoyé en lui expliquant que de toutes façons elle, elle ressemble à rien avec ses boucles d'oreilles en toc, ça teinture blonde ratée et que moi d'abord après 2 mois de grossesse bah mon ventre il déborde (presque) pas de mon pantalon alors que elle si et blablabla (en mode collège quoi). 

Ma sœur (c'est incroyable comme elle me connaît) me répond : "Bah moi je te dis que ça sert à rien de se vexer pour une connasse malpolie.. par-contre que tu sois vénère après toi-même car tu as autant de répartie qu'une bernique sous opiacés, ça je comprends 😘"

Je t'aime ma sœur 😂🥰

8 juillet 2020

L'amour d'un enfant... Ou l'ingratitude-- au choix !

Quand ton petit choubidou d'amour de ptit cœur trop chouchou te fait passer une sale nuit, que tu décides de te lever à 6h du matin en espérant boire au moins ton café tranquillement, et que NON il en a décidé autrement, et qu'il passe ce beau début de matinée à pleurer, hurler, pleurer (en alternance) en te crachant sa totote dans la tronche (tiens prend ça dans ta face maman), tu te dis, aller. Un petit tour en voiture (rdv chez la puéricultrice qui te fait culpabiliser) qui le fera arrêter de pleurer, mais NON, car choubidou d'amour ne pleure pas QUE quand c'est son père qui conduit (bon, il faut dire que je roule en mode "économique"...), que maman se perd forcément avec le GPS, et qu'il continue à hurler, et que tu te tapes un stress à devoir faire un créneau tout en épargnant le par-choc (alors que franchement si ça s'appelle comme ça c'est pas pour rien, c'est pour parer les chocs, bref...). Et que chez la puéricultrice, il continue à hurler. Et que tout le trajet pour aller chez papi et mamie, il hurle.

Et une fois arriver là bas, il fait des grands sourires.

Saleté de môme 🤬

22 septembre 2019

fatigue fatigue...

Je sais, je devrais être heureuse, j'ai la joie, la chance, le bonheur d'être enceinte (on ne s'emballe pas on va quand même attendre l'écho du 1er trimestre pour sortir les cotillons). Mais je ne le suis pas.

J'ai le moral complètement à zéro, j'ai envi de pleurer j'en peux plus j'en ai marre.

4 mois. 4 mois que je suis en arrêt maladie. 

1 an que c'est le bordel dans ma vie, mais attention, des choses positives et négatives un peu de tout mais juste ce qu'il faut pour faire disjoncter une bipolaire.

Depuis septembre dernier, il y a un an. Grosse période de stress niveau taf où je n'en dormais plus, conséquence, dépression sévère cet hiver. Mars, commence à être mieux. 

Avril-Mai, phase hypomaniaque.

Juin, état mixte.

Juillet hospitalisation en clinique.

Août, retour franchement difficile dans la nouvelle vie.

Et là, quand même, je me disais ça y est j'ai un traitement comme il faut, j'ai toutes les clés en mains pour repartir sur de bonnes bases, je vais tranquillement reprendre enfin le boulot en septembre ça va être chouette, trouver enfin un peu de stabilité et de paix ne serait-ce que pendant 2 ou 3 mois.

Et non. Je suis enceinte, je suis crevée, je suis e, sevrage de médocs, on fait des ajustements de médocs dans tous les sens avec ma psychiatre pour compenser, je suis crevée et incapable de dormir, je n'ai plus de vie sociale, je ne peux pas rester plus de 2h correctement éveillée de suite.

Et oui, il va falloir retourner voir la psychologue pour aborder ce grand sujet qu'est la maternité, ce qu'être mère, alors que je n'en ai aucune idée, je n'en ai pas eu.

10 septembre 2019

Que de surprises...

Ca y est, réussi à voir ma psychiatre qui a pris de graaaaaaandes vacances (bien méritées je le reconnais...).

J'a vu le médecin de la médecine du travail ce matin, je vois mon généraliste jeudi, ma psychiatre mercredi prochain, bref je suis parée!

Et quelle surprise!!! La médecine du travail qui préconise 3 à 4 semaines d'arrêt supplémentaire avant de tenter un mi-temps thérapeutique.

Si je ne me sentais pas aussi fatiguée et nauséeuse (?) je me mettrais au tricot...

 

31 août 2019

Rebelote!

Depuis ma sortie de la clinique, aucun signe de vie de ma psychiatre. N'ayant pas de médecin traitant depuis 3 ans, j'ai dû reprendre rendez-vous avec mon ancien généraliste (1h de route) en milieu de mois pour qu'il renouvelle mon traitement. Je l'ai donc revu hier soir, pour évoquer la reprise du travail. Malheureusement, je me sens crevée, angoissée comme jamais, je tremble d'un rien, j'ai envie de pleurer, et mon généraliste qui fait office de psychiatre.

A nouveau 2 semaines d'arrêt, il ne voulait pas que je reprenne le boulot dans cet état, il m'a dit de contacter le médecin du travail pour évoquer un éventuel mi-temps thérapeutique. Il a fait un courrier. Je ne sais pas quoi en penser.

Je me sens perdue, nulle, faible, je ne sais pas où ça va me mener tout ça. Tout ce que je sais, c'est que je suis crevée, angoissée, j'ai la boule au ventre et j'ai envie de pleurer. Rechute or not rechute?

J'en sais rien, j'en ai marre.

Vivement une petite phase hypomaniaque, c'est con, mais ça ferait du bien.

 

23 août 2019

Tilt!

Le weekend dernier, pétage de plomb total.

J'ai passé le week-end à boire (de l'alcool), fumer, manger, me faire vomir, tout ça dans le désordre sur les deux jours. 

Je crois que j'ai tellement voulu bien faire depuis ma sortie, faire à tout prix tout ce qu'il faut pour être stable que ça a fini par me faire péter un plomb. Trop de frustration, d'interdits, de changement de mode de vie, ce n'était plus moi. Et en lisant mes posts précédents je me rends compte que j'en ai fais une vraie paranoïa.

Mardi, j'ai vu mon médecin traitant, celui que je n'ai pas vu depuis 5 ans car on n'en trouve pas ici (j'ai déménagé il y a 6 ans), et ma psychiatre est aux abonnées absentes. J'avais besoin de renouveler mon traitement, pas le choix.

On a beaucoup discuté, il m'a dit que tout ce que j'ai fais depuis la sortie de la clinique, c'était certe, de bonne volonté, mais c'est exactement ce que je ne devais pas faire. Je dois continuer à vivre normalement, comme d'habitude, mais apprendre surtout à me connaître, tester mes limites, apprendre la maladie, détecter les débuts de phases en fonction des précédents jour, ce qui a été déclencheur. J'ai essayé, depuis ma sortie, d'être quelqu'un d'autre. Ca n'a marché qu'un temps, puis j'ai pété un plomb.

Maintenant je me sens plus libre, je vis ma vie, je bois un peu d'alcool quand j'en ai envie, j'essai d'être à l'écoute de mon corps, mon cerveau, et de vivre en fonction de mes envie et non de la maladie. C'est sûr, aujourd'hui nous ne sommes que vendredi, et ça ne fait que 3 jours que j'ai vu mon médecin traitant.

Mais je reprend de l'espoir quant à mon futur.

 

5 août 2019

Une nouvelle semaine...

On est lundi.

La semaine dernière dans l'ensemble ça a été plutôt bien. Avec bien sûr quelques petites fluctuations, mais comme tout être normalement constitué.

Le problème, c'est que je n'arrive toujours pas à manger. Je mange très peu, du coup je manque de force. Loulou n'étais pas là ce weekend, je l'ai passé devant netflix, clopes, bières, siestes. Il n'y avait que les matins où ça allait. Les matins ça va toujours. J'ai mes rituels qui prennent la matinée. C'est après, que ça va plus.

J'ai passé mon weekend en pyjama, sans me laver, en ne mangeant quasi pas. Aujourd'hui on est lundi. Une nouvelle semaine commence. Je dois m'efforcer de faire comme la semaine dernière, activités, objectifs, etc.

Ce qui m'a un peu chamboulé aussi hier, c'est que j'ai remis mon nez dans ce blog, les vieux articles. Ma bipolarité m'a sauté à la tronche.

J'ai ressenti beaucoup de peine, de tristesse, pour cette personne qui ne se doutais pas que, finalement, elle était malade.

30 juillet 2019

Petit à petit...

On est mardi.

Depuis hier je suis toute seule à la maison. Loulou travaille, encore deux semaines avant les vacances. Du coup, petit coup de déprime, je ne sais pas trop quoi faire de ma peau. Heureusement j'ai chaton que j'ai rencontré à la clinique, une magnifique rencontre, un coup de foudre amical, on est en contact et on s'est vu hier.

Je fume comme un pompier, je bois des bières sans alcool, je ne mange pas j'ai pas envie.

Hier, ma soeur m'a fait part du mantra de notre mamie : quand ça va mal, tu prends soin de toi, tu écoutes de la musique, tu te fais belle, tu te maquilles, tu t'habilles comme une fille, tu ne vis que pour toi, ton bien-être.

Loulou quant à lui, m'a dit de faire comme si j'étais en vacances, et non pas en arrêt maladie. Des vacances donc, pour profiter de faire ce que j'ai envie de faire.

Alors aujourd'hui, je vais au coiffeur. La semaine prochaine, j'ai pris un rendez-vous pour un massage californien. Je passe aussi une journée avec chaton, ça va être chouette.

J'essai de trouver un petit truc à faire tous les jours. Je me sens seule, c'est un peu dur. La seule régularité ce sont mes médicaments, la "cachetonnade" comme on disait à la clinique : 8h30, 12h00, 18h30, 21h. J'ai mis mes réveils.

J'espère que ma psychiatre reviendra bientôt de vacances.

28 juillet 2019

Le déclic

On est dimanche.

Je suis sortie de la clinique vendredi.

J'ai eu un sacré déclic en début de semaine. Déjà, ma soeur est passée me voir dimanche dernier. Elle m'a fait comprendre que je ne pouvais pas mettre tout sur le dos de la bipolarité. Mon caractère, de base, c'est d'être bornée, têtue, à détester la frustration. Toute notre enfance, on a été entourées d'un cocon tellement protecteur qu'on a toujours eu tout ce qu'on voulait (plus ou moins...)

Le lendemain, j'ai vu ma psychiatre. Nous avons parlé de l'alcool. Effectivement, sacré soucis, et la plupart du temps, déclencheur d'une phase à la suite d'une émotion forte. Nous avons trouvé quelques solutions, un mode de vie à réadapter.

Par exemple, le soir en rentrant du travail, au lieu de prendre systématiquement une bière dans le frigo, je bois un grand verre d'eau avec du sirop, que j'aurai mis sur la table avant de partir au boulot le matin.

Dans les bars, toujours commander la première pour ne pas être tentée par les autres qui commandent des bières ou du vin.

En soirée, commencer par un ou deux verres de sans alcool pour limiter la consommation. 

Finalement ça me parait simple. Par ailleurs, au lieu de ne voir la maladie que comme une malédiction qui me pourri la vie, je vois un peu plus les bons côtés dans le sens où moi seule peux avoir le contrôle dessus. Avec mon loulou, on va être très attentifs aux prodromes et réagir au plus tôt.

C'est une nouvelle vie qui s'offre à moi. J'espère y arriver, tout en sachant qu'il y aura toujours des phases. Normal, c'est la maladie. Et je dois l'accepter.

 

2 décembre 2012

J'ai regardé Twilight

J'ai regardé Twilight. J'ai fais une crise de boulime.

 

Oui je l'ai fais. Certains auront vécu mon expérience en direct ( comme c'est soporifique, fallait que je m'occupe ) mais je tenais à vous faire partager cette expérience.

 

Vous allez sans doute vous demander: " Mais pourquoi elle a regardé ça ?? " Et je vais vous le dire ! Par curiosité. Oui, une fille c'est souvent curieuse, moi la première. Alors à force d'en entendre parler depuis des années, et d'entendre tout un tas de critiques, positives comme négatives, et de voir le succès que ça a, je me suis dis qu'il fallait que je me fasse ma propre opinion, et que je sache.

 

Une chose importante avant de commencer : Je suis très très nulle pour raconter des histoires, que ce soit pour des films, des séries ou des livres. D'une parce que j'ai tendance à très vite oublier, genre Dori, et de deux, bah parce que je suis nulle et puis c'est tout. Certains le savent (hein Chakal) que quand je me lance là-dedans il faut me relire pleins de fois et me poser pleins de questions après pour comprendre ce que j'ai raconté, c'est comme ça. Je vous demanderai juste une petite indulgence... merci

 

 

Alors Twilight c'est l'histoire en gros résumé d'une fille normale, qui s'appelle Isabella " Nooon c'est Bella " , d'un vampire Robert ( enfin non dans le film c'est pas ça... appel à un ami ... Edward ! ), et un loup-garou, qui s'appelle -aide wikipédia- Jacob. Oui, j'ai vu deux épisodes à suivre dans l'après-midi, soit 4 heures de Twilight, et j'ai déjà oublié les noms des personnages principaux.

 

 

J'entame la tablette de chocolat. Je lance le premier film.

 

Dans le premier film, Bella tombe amoureuse de Robert. Mais en fait leur amour est compliqué car lui, bah il est un vampire qui a très envi de lui sucer le sang mais c'est pas bien alors il se retient ( oooh frustration ), et en plus il est éternel ou un truc comme ça. Non. Immortel. Voilà. Bref. Alors ils s'aiment et tout, présentation au parents, elle veut qu'il la transforme en vampire et lui il veut pas (gros sujet de discorde). Et en fait dans le premier film il se passe pas grand chose... * réfléchis * Ah si il y a des vampires méchants qui veulent tuer Bella. Voilà. Alors Robert la sauve en se battant avec un des méchants vampires. ( ça, c'est le moment où il se passe quelque chose dans le film, ça dure 5 minutes - dois-je préciser que le film dure 2 heures ? ). Fin du premier film.

 

Partie dans ma lancée, je me motive pour le second film, dans la foulée ! Tablette de chocolat terminée ! Heureusement, parce que ce film m'a donnée une envie d'un bol de semoule ( allez savoir pourquoi ... c'est comme ça ). Et le mélange chocolat-semoule, c'est compliqué.

 

Semoule prête, je lance le deuxième film. Dans le deuxième, au début, Bella elle fête ses 18 ans, alors méga badtrip parce qu'elle est carrément vieille et elle en fait des cauchemars ! Alors elle insiste encore pour que Robert la transforme en vampire mais lui il veut toujours pas parce qu'il l'aime carrément trop et ça se fait pas. Alors ça craint pour Bella qui va bientôt être carrément trop vieille par rapport à Robert qui a 17 ans et qui conduit une XC90 §§§ <3. Et puis Robert se barre avec sa famille ( parce qu'ils commencent à faire jeune pour tout le temps qu'ils sont au même endroit, genre c'est louche quoi ), et Bella tombe amoureuse de Jacob ( forcément, faut passer le temps ).

Alors pendant toute la première heure, bah elle pleure parce que Robert est parti, et elle répare regarde Jacob réparer des motocross ( c'est comme ça qu'on dit hein ? ) pour elle qu'elle va s'en servir 10 secondes le temps de tomber, et puis ils papotent... * réfléchis * bah oui du coup ils s'embrassent et tout. Mais bon Robert est toujours là dans sa tête car elle voit son fantôme qu'il est pas mort, alors ça la perturbe ( une des raisons de sa chute en moto, l'autre bah, c'est peut-être parce qu'elle en a jamais fait ? ).

Et puis comme elle veut de l'adrénaline, elle saute d'une falaise. Et une des fausses soeurs à Robert la voit car elle est voyante ( package-voyante-vampire - la classe ), et elle croit qu'elle essaie de se suicider s'en suit des trucs peu intéressants pour qu'à la finale, Robert croit qu'elle s'est suicidée alors qu'elle est encore en vie mais il sait PAS !! , alors lui du coup il veut mourir et va en Italie ( OUI je fais plein de raccourcis ET ALOOORS ??? ) pour pouvoir se faire tuer par Môssieur le grand Vampire qui a pleins de principes et qui tue les vampires qui veulent mourir (s'ils correspondent à ses principes, of course - genre entretien et tout!).

Et là, LA !!! ( séquence littéraire - dommage j'ai pas le vocabulaire de la littérature sinon ça aurait été la classe) séquence émotion, méga rappel-copiage à la Roméo et Juliette parce que du coup Bella court en avion en Italie pour aller sauver Robert (du coup Jacob, là, il existe plus biatch ) qui va se faire suicider et juste elle arrive à temps et elle le sauve !!! Pffiouuu il était moins une mon coeur a failli lâcher!  Voilà Robert est sauvé \o/

Semoule finie depuis longtemps, on attaque le bol de céréales. ( je vous parle même pas du nombre de clopes ).

Bon du coup il se passe d'autres trucs ( je vous avais prévenu que mes résumés c'est vraiment compliqué ) pas très intéressants, allons au but ! Pour que Bella se fasse pas tuer par Môssieur grand V. , bah elle doit se transformer en vampire. Alors la package-voyante-vampire qui est là ( c'est elle qui a volé la voiture en Italie pour que Bella sauve Robert ... Vous suivez ? ) dit qu'elle a une vision et que c'est elle qui va la transformer. Bref hourraaa !!! Bella va devenir un vampire \o/ ( mais on sait pas quand, elle veut attendre la fin de ses études, bah oui, et puis Robert, pas très content tout de même mais bon hein, il commence à être énervant lui aussi ! ) .

 

Il faut savoir tout de même que Bella, bah personne peut lire dans ses pensées ( même pas Môssieur grand V. ) et que les vampire qui font faire des trucs pas cool par la pensées n'ont aucun pouvoir sur elle... he heee! (méga intrigue). Bon et puis bah à la fin elle largue Jacob biatch toujours ( ah oui, qu'elle a apprit à un moment dans le film que c'était un loup-garou ), et puis Robert la demande en mariage.

 

 

FIN

 

 

Ce film nuit à la santé à coup de tabagisme très actif et de boulime intense j'ai dû prendre deux kilos en un après-midi, ça craint). Il apprend toutefois la patience.

 

A noter que les jeux d'acteurs sont formidables. Horacio Cane n'a qu'à bien se tenir ( mais bon, il reste tout de même le maître ultime dans l'inexpression faciale et la voix monotone ). Bon, sinon c'est sympa quand ils se battent et tout, même si les effets spéciaux sont un peu bizarres... et que c'est pas souvent du tout.

 

Je ne vais pas vous assommer plus longtemps. J'essaierai de regarder les deux suivants... ( je ne vous promets rien ).

 

Merci et félicitation à ceux qui ont tenu jusqu'au bout! \o/

5 janvier 2013

Spiderman

Je me suis fait une petite soirée coocooning, avec mon assiette de noix de st jacques - pâtes sauce vin blanc-soja* (ça déchire!!) et je me suis dis que j'allais regarder un bon petit film pour faire passer tout ça : Spiderman (le dernier et on l'espère)

 

Fail.

 

J'ai beaucoup pensé à Twilight parce que franchement la première heure je me suis ennuyée ferme. Il ne se passe pas grand chose en fait... Et puis au bout d'une heure ça y est, il y a de l'action: un méga reptile-homme qui attaque le pont et spiderman il sauve un petit garçon et c'est trop trop chouchoupinet! mais gnagnan => ça dure 5 minutes.

 

Mais le mieux, c'est qu'à partir de la deuxième heure de film, il a son costume! Et ça fait du bien, car on voit un peu moins sa tête. Oui il y a des têtes comme ça, qui ne passent pas comme le type de Smallville** Mais malheureusement il le met pas beaucoup son costume, ce qui est vraiment dommage... Parce que le costume de Spiderman, le vrai, c'est le top-one du sex appeal! (chacun ses goûts)

 

Constat : l'ancien Peter Parker me manque. Je vis un triste moment.

 

Je me suis dis que c'était foutu pour le film, quand j'ai commencé à faire des aller-retour sur l'ordi. 

 

Ah oui d'ailleurs je suis en train d'écrire, et le film n'est toujours pas finis enfin il devrait pas tarder... j'espère. Bon aller, un pti effort! J'y retourne! 

 

Ah la grosse bête est dans le lycée maintenant

 

Est-ce qu'il me reste de la glace dans le congel' ?

Oh ptêtre un yaourt (pour déculpabiliser)

Ah noon!!! J'ai du chocolaaat!! \o/

 

Oui j'écris en tout petit et alors? économie de papier, je sauve un ours polaire là!

 

 

 

* préparé de mes petites mains, même pas du Picard! ah!

** Je n'ai jamais pu regarder cette série, justement à cause de l'acteur principal que je supportais pas sa tête. Oui, c'est moche, je sais.

 

 

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