Canalblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Ma vie "relativement" ordinaire
Publicité
30 juillet 2019

Petit à petit...

On est mardi.

Depuis hier je suis toute seule à la maison. Loulou travaille, encore deux semaines avant les vacances. Du coup, petit coup de déprime, je ne sais pas trop quoi faire de ma peau. Heureusement j'ai chaton que j'ai rencontré à la clinique, une magnifique rencontre, un coup de foudre amical, on est en contact et on s'est vu hier.

Je fume comme un pompier, je bois des bières sans alcool, je ne mange pas j'ai pas envie.

Hier, ma soeur m'a fait part du mantra de notre mamie : quand ça va mal, tu prends soin de toi, tu écoutes de la musique, tu te fais belle, tu te maquilles, tu t'habilles comme une fille, tu ne vis que pour toi, ton bien-être.

Loulou quant à lui, m'a dit de faire comme si j'étais en vacances, et non pas en arrêt maladie. Des vacances donc, pour profiter de faire ce que j'ai envie de faire.

Alors aujourd'hui, je vais au coiffeur. La semaine prochaine, j'ai pris un rendez-vous pour un massage californien. Je passe aussi une journée avec chaton, ça va être chouette.

J'essai de trouver un petit truc à faire tous les jours. Je me sens seule, c'est un peu dur. La seule régularité ce sont mes médicaments, la "cachetonnade" comme on disait à la clinique : 8h30, 12h00, 18h30, 21h. J'ai mis mes réveils.

J'espère que ma psychiatre reviendra bientôt de vacances.

Publicité
28 juillet 2019

Le déclic

On est dimanche.

Je suis sortie de la clinique vendredi.

J'ai eu un sacré déclic en début de semaine. Déjà, ma soeur est passée me voir dimanche dernier. Elle m'a fait comprendre que je ne pouvais pas mettre tout sur le dos de la bipolarité. Mon caractère, de base, c'est d'être bornée, têtue, à détester la frustration. Toute notre enfance, on a été entourées d'un cocon tellement protecteur qu'on a toujours eu tout ce qu'on voulait (plus ou moins...)

Le lendemain, j'ai vu ma psychiatre. Nous avons parlé de l'alcool. Effectivement, sacré soucis, et la plupart du temps, déclencheur d'une phase à la suite d'une émotion forte. Nous avons trouvé quelques solutions, un mode de vie à réadapter.

Par exemple, le soir en rentrant du travail, au lieu de prendre systématiquement une bière dans le frigo, je bois un grand verre d'eau avec du sirop, que j'aurai mis sur la table avant de partir au boulot le matin.

Dans les bars, toujours commander la première pour ne pas être tentée par les autres qui commandent des bières ou du vin.

En soirée, commencer par un ou deux verres de sans alcool pour limiter la consommation. 

Finalement ça me parait simple. Par ailleurs, au lieu de ne voir la maladie que comme une malédiction qui me pourri la vie, je vois un peu plus les bons côtés dans le sens où moi seule peux avoir le contrôle dessus. Avec mon loulou, on va être très attentifs aux prodromes et réagir au plus tôt.

C'est une nouvelle vie qui s'offre à moi. J'espère y arriver, tout en sachant qu'il y aura toujours des phases. Normal, c'est la maladie. Et je dois l'accepter.

 

21 juillet 2019

Gavée

Très mal dormis cette nuit. Hier soir j'ai tenu jusqu'à 22h30 dehors avec les autres. C'était chouette. J'ai fumé. C'est moins chouette. Mais fait chier, je peux bien me faire au moins un plaisir. Plus d'alcool, plus ou peu de méga chouille en perspéctive, gérer les émotions fortes, hygiène de vie, régularité, BLA BLA BLA ça me gave.

Et du coup, émotion forte hier, est-ce que ça vient de là que je me sente aussi sensible, fragile aujourd'hui? Fort possible, mais ça me gonfle.

20 juillet 2019

le texto

Fatigue ce matin, mais bonne nuit.

Dormis 7h30.

Rendormie avant le petit déjeuner.

Pleurs. Loulou. OK

Texto M. pour soirée le weekend prochain.

Emotion +++ Colère +++

Frustration, pleurs, engueulade avec loulou.

 

16 juillet 2019

Décompression

Depuis hier c'est pas la forme. J'ai tout le temps envie de pleurer. Peut-être je décompense de tout ce stress. Je dors mal. J'ai expliqué hier à la psychiatre tout ce qui s'est passé ces 10 derniers mois. Et effectivement je me rends compte qu'il s'est passé beaucoup de choses, beaucoup de stress, d'évènements forts, positifs comme négatifs. Pour quelqu'un de "fragile" comme moi, pour une putain de bipolaire, ça fait trop. Et je crois que je craque maintenant. Je me dis que c'est peut-être normal, même pour quelqu'un de "normal".

Je ne peux pas tout mettre sur le dos de la bipolarité, c'est facile. Mais je me dis que c'est sûrement un facteur accentuant le affects, la fragilité. Est-ce que je peux parler de bipolarité comme facteur agravant les affects?

Publicité
14 juillet 2019

Obsession

Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. Ce n'est qu'une obsession due à la maladie. 

14 juillet 2019

Prodrome or not prodrome?

On est dimanche.

Je commence une phase mixte, je pense aller vers une phase hippomaniaque et je suis contente car je m'en rend compte. Les choses avancent. Mais ça ne fait qu'environ 2 jours. Je ne suis pas encore à 3-4 jours.

Mercredi soir j'ai eu un évènement stressant (doudou) qui fait que la journée du lendemain je n'étais pas bien, j'ai fais que pleurer. Dans le livre que m'a photocopié la psychiatre, il a clairement été dit que tout évènement stressant, émotionnellement fort positif ou négatif pouvait être un facteur de risque pour déclencher une nouvelle phase. Vendredi j'allais mieux, avec mes petites fluctuations.

Samedi, hier, j'étais bien aussi, on a bien rigolé c'était chouette; aujourd'hui, enfin ce matin, j'étais euphorique.

Je fais attention à mon sommeil car ça peut être un signe prodromal. Cela fait 2 nuits de suite que je me réveille dans la nuit et que je me rendors plusieurs heures plus tard. Deux nuits de merde, mais je tiens bien en journée, pas de fatigue.

Je m'en suis rendue compte de tout ça ce matin. J'ai réfléchis à ce qui s'est passé. D'autant plus que je fais une fixation, ou plutôt j'ai une nouvelle obsession depuis 2-3 jours, et je décroche pas. On n'est pas encore à 4 jours. Mais le psychiatre de garde va transmettre les informations à ma psychiatre. Je la verrai demain. Si ça se trouve, ça ira mieux demain. Mais je suis contente, je m'en rend compte!

13 juillet 2019

Coup de blues

Aujourd'hui on est samedi. C'est le 11ème jour à la clinique. On est en vase clos. On crée des liens avec certaines personnes, on se dit qu'on garde le contact, mais on sait qu'on ne le fera pas.

Ce matin j'ai eu un petit coup de blues. Mon loulou me manque, ça fait "drôle" de vivre sans lui, de ne le voir qu'une fois par semaine, alors que depuis toutes ces années on vit ensemble, et ce, depuis le début de notre relation.

Mais il y a du positif ici tout de même, car j'angoisse moins par rapport au risque de débuter une nouvelle phase. J'apprend petit à petit la maladie. Un jour, j'apprendrai qui je suis vraiment.

11 juillet 2019

Le Doudou

Hier soir j'ai eu un gros pic de stress négatif (faut être attentif aux émotions fortes qu'elles soient positives ou négatives). J'avais perdu mon doudou (oui, 34 ans et toujours un doudou...). Il n'était plus dans ma chambre. Les dames qui changent les draps l'avaient embarqué par mégarde. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps le temps que les infirmières retournent la clinique pour le retrouver, il était 22h45. Je me suis rendue compte à quel point j'y étais attachée, à quel point je me sentais désemparée. Elles l'ont retrouvé. J'ai pu m'endormir.

Mais ce matin je me réveille avec tous ces démons du passéque j'avais réusi à enfouir, et que je pensais depuis longtemps gérés, acceptés.

J'ai appelé loulou. J'ai juste bu un petit café du coup j'ai pu arriver tôt dans la salle d'attente de la psychiatre. Généralement on attend 8h30 voir 2h. Loulou m'a dit, ce doudou que j'ai perdu, c'est comme si je perdais ma maman une deuxième fois. Je ne pensais pas que ça m'atteindrais autant. Mais il a complètement raison. Ca m'a remué. Je pensais avooir réussi à faire mon deuil, à accepter, mais peut-être que non. J'ai tellement eu peur de le perdre, de ne jamais le retrouver. Et loulou a mis le doigt axactement là où il fallait : c'est comme si je reviais le décès de ma maman une deuxième fois.

9 juillet 2019

J-8 ; Le chiffre 4

7h22

J'ai rêvé que mon père me servait un verre de vin rouge à table, et que je lui disais non, je prends de l'eau. Il s'agaçait et me disait qu'il fallait que j'arrête avec mes bêtises. On était fâché, mais je me suis servie un erre d'eau.

L'éducation thérapeutique. C'est ça qu'il me faut. J'apprends la maladie, je dois connaître ses prodromes, je dois apprendre à me connaître, je fais un tableau, je note tout, tous les jours, pour me surveiller.

 

17h08

Le chiffre 4. C'est ça qui compte, le chiffre 4. 4 jours ou 4 nuits. Si un même truc foireux continue pendant 4 jours ou 4 nuits au moins, bam, on s'inquiète. Si je me réveil en pleine nuit hyper en forme, 1, 2, ou 3 fois de suite, c'est cool. Si ça arrive à la 4ème nuit, ça craint. Si je suis apathique et flemmarde pendant 2 ou 3 jours ça va, si ça continu au moins 4 jours, ça craint. Si je me considère comme une merde pendant 2-3 jours ça va, au bout de 4 jours ça craint. Bref vous avez compris.

Le chiffre 4.

 Loulou est passé aujourd'hui entre 2 chantier, il était dans le coin, je crois que je ne l'ai jamais trouvé aussi beau de toute ma vie, ni aimé autant de toute ma vie.

8 juillet 2019

J-7 ; petit down

On est lundi. 7 jours que je suis en clinique.

 Les joies de la bipolarité. Pendant 2 jours j'étais bien, j'ai vu loulou, mes parents, trop heureuse. Ce matin j'étais bien. Cet après-midi, je fais que pleurer.

 Toute l'après-midi, jusqu'au soir, je n'ai fais que ça. J'ai peur qu'on m'augmente mes médicaments. Je veux surtout pas ça, demain faut que j'aille bien.

5 juillet 2019

J-3 ; tentative de socialisation

18h02

 

Hier soir après le repas, je me suis pris par la main, et je suis allée au distributeur de boissons prendre une infusion pour la boire avec "le groupe" de la terrasse. Il y avait ma voisine de chambre, ça me rassurait. Et en fait on a passé un très bon moment. On a bien rigolé, parlé de pleins de choses, de tout en dehors des raisons pour lesquelles nous sommes là.

 

Ce matin, comme hier matin, je me sentais bien. J'ai fais mon bilan sanguin, j'ai vu le psychiatre et le généraliste. Le psychiatre m'a trouvé bien, et il m'a dit que je pouvais voir mes proches ce weekend. Toute contente, je les appelles. Loulou, qui me parle de son boulot, me demande si ça va, et me dit qu'il pourra venir me voir demain après-midi. Papa, avec qui j'ai un peu plus parlé, je leur ai proposé de venir dimanche, mais il ne sait pas à quelle heure ils vont recevoir les petits-enfants (enfants de ma sœur) pour les vacances.

 

Après j'ai angoissé, j'avais envie de pleurer : j'ai réinstallé facebook et messenger sur mon téléphone, j'avais des messages, des notifications, j'ai vu que la vie "dehors" continuait, et que je ne voulais pas l'affronter, je n'étais pas prête. Je me sens tellement en sécurité ici, dans ce cocon rassurant. Je ne savais pas si j'avais envie d'être confrontée à la vie de dehors en voyant loulou, papa... J'avais envie de pleurer, prise d'angoisse.

 

Je suis allée à l'atelier relaxation. ça fait du bien. Après j'ai bu un thé avec le groupe de la terrasse, et je me sentais hyper bien. On parlait de toutes les activités qu'on pourrait prévoir, pétanque, tarot, mini golf. J'étais à fond, enthousiaste, je parlais beaucoup et fort; prête à révolutionner la vie à la clinique! Génial en plus, j'ai un nouveau groupe d'amis!

 

Et puis là, la redescente. La peur de refaire une phase "up", alterner avec le "down". Le matin je vais super bien, et la journée ça fluctue, je ris, je pleure.

 

Ma copine m'a dit de prendre mon temps, après tout ça ne fait que 3 jours que je suis là. Si tu veux voir du monde, tu le vois. Si tu ne veux pas, tu ne le vois pas. Si tu sens que t'es en "up", ou si ça t'angoisse, tu vas dans ta chambre au calme.

 

L'infirmière vient de passer me donner mon médicament. Elle m'a demandé comment j'allais. Du coup j'ai pleuré, je lui ai parlé de mon angoisse de ces phases maniaques, de mon angoisse ce weekend de voir mes proches, de mon angoisse de regretter si j'annule. Elle m'a rassuré, elle m'a dit de prévenir mes proches que, comme je suis instable, ça pourra durer 1 heure comme 3 heures. Il faut que je les préviennent. Et elle m'a dit d'en parler au psychiatre demain matin, de cette anticipation angoissante des phases maniaques.

4 juillet 2019

J-1&2

Jeudi 04/07 -  8h45

 

Aujourd'hui on est jeudi. J'ai dû demander à une dame car on perd très vite la notion du temps ici.

 

Hier matin, donc mercredi, j'ai vu le psychiatre. On le voit tous les matins. C'est le remplaçant de celle que j'ai vu le jour de mon arrivée. Je lui ai dis que j'avais mal dormi : ma première nuit en clinique après une journée hyper stressante où je n'ai fais que pleurer, une voisine qui ronfle, et le passage d'une infirmière 3 fois dans la nuit. Du coup le psychiatre il me dit : "faut dormir c'est important". Certes. Alors il a changé mon anxiolytique (je lui ai dit que j'étais angoissée, et que des fois ça m'arrive de faire des crises d'angoisse). Je devais à l'origine en prendre 1/2 le matin, midi et soir (18h) et 1 au couché (22h). Du coup j'ai pris le demi du midi. Et j'ai dormis tout l'après-midi, j'étais complètement amorphe, défoncée, un vrai zombie.

A un moment j'ai dû sortir de la chambre car il y avait une nouvelle arrivante, pour que l'infirmière lui explique tout. Je e suis assise sur une chaise dans le couloir et je me suis rendormie.  Après j'ai pu retourner me coucher. A moitié réveillée je me suis dit que je pourrais voir la dernière moitié de mon épisode sur Netflix. Raté je me suis rendormie. Ma voisine, qui n'est pas restée dans la chambre de l'après-midi pour me laissé dormir, et revenue vers 17h pour venir chercher quelque chose (la pauvre elle n'avait même pas déballé ses affaires). Alors j'ai essayé d'émerger pour me présenter. Elle s'est excusée de m'avoir réveillée, elle est très gentille. Et je me suis excusée qu'elle m'ai rencontré dans un tel état.

 

Ici, certaines personnes viennent naturellement vers vous. On est vite repéré quand on est nouveau. Ils me disent tous que c'est normal de ne faire que pleurer les 2-3 premiers jours.

 

J'ai croisé une copine que je n'avais pas vue depuis 15 ans. Elle est là pour dépression. J'ai croisée une jeune femme aussi, qui est là pour une dépression post-partum. Du coup quand je leur dis que moi c'est pour une bipolarité, ils me posent pleins de questions ils sont hyper intéressé et me regardent normalement. Et c'est bien car on peut pleurer comme on veut, où on veut, sans gêner personne. On peut aussi répéter trois fois la même chose à la même personne ou oublier en permanence les prénoms, c'est pas grave, on est tous un peu à l'ouest.

 

Comme je dis à ma nouvelle voisine de chambre, il faut se trouver une routine le matin, le temps qu'on ai pas d'activité encore. Moi, après le petit déjeuner (sauf hier), j'écris dans mon cahier (je vais voir si je ne le ferai pas plutôt le soir - à voir). Je lis un peu mon roman, je me lave, je m'efforce de continuer à prendre bien soin de moi avec toutes mes crèmes, puis je descend avec mes mots croisés dans la salle d'attente pour voir le psychiatre. Puis je remonte, et je vous écris. J'attend le midi que l'infirmière donne le médicament puis je vais manger. Pour cet après-midi je ne sais pas encore ce que je vais faire vu que j'ai dormi toute la journée hier.

 

Ma voisine ronfle aussi, du coup j'ai mal dormis, je suis fatiguée. Ce matin l'infirmière m'a dit que je n'avais pas le droit d'aller voir le psychiatre en fin d’après-midi, ce n'est que pour les visites. Car hier je suis allé le voir pur remettre mon ancien anxiolytique, car j'avais dormis toute la journée, j'étais assommée et je marchais comme quelqu'un qui avait 3 grammes. Après manger le soir, on a fait le tour du parc avec ma voisine de chambre, c'était sympa, elle est sympa, mais j'ai peur qu'elle vienne me parler tout le temps, j'aime bien être seule. Je lui ai dis que j'aimais bien parler aux gens surtout quand j'étais en phase maniaque. Son mari est gentil, il me ramène des boules quiès dimanche, il a eu pitié de moi. Entre temps ma copine d'il y a 15 ans m'a dit qu'elle connaissait quelqu'un qui avait des boules quiès. Puis après j'ai croisé ma copine post-partum qui m'a dit qu'elle avait plein de boule quiès qu'elle ne mettait pas parce qu'elle préférait une autre marque. ça fait longtemps que j'ai pas mis de boule quiès, la dernière fois ça m'avait fait un gros bouchon de cérumen des deux cités du coup j'étais devenue sourde. Mais je suis dans une clinique, ils doivent bien avoir des trucs pour déboucher les oreilles.

Et du coup l'infirmière ce matin elle m'a trop vexée, déjà que j'étais pas réveillé, mais ça m'a énervée, dès le réveil! De toute façon elle, elle a pas l'air bien fine.

J'arrête d'écrire j'ai mal à la main.

 

Mon homme me manque. Quand je dis aux autres que j'ai pas le droit d'avoir des contacts avec l'extérieur pendant 3-4 jours, ils trouvent ça bizarre car eux ils avaient droit dès le début. Peut-être que c'est par cas. Ma voisine me dit que de toute façon ils m'ont laissé mon téléphone et que je pouvais bien faire ce que je veux. Mais je me dis que s'ils m'ont dit ça, c'est pour une bonne raison et je vais les écouter. Hier j'ai tenu, pas un seul texto envoyer à loulou. Mais il m'a envoyé un texto, il a craqué et espéré ne pas être "hors la loi". Il m'a dit tout plein de choses gentilles qu'il ne m'a jamais écris du coup ça m'a fait pleurer. J'ai pas pu m'empêcher de lui répondre un roman. Ma voisine était au téléphone avec son époux, du coup on pleurait toutes les deux.

 

A voir aujourd'hui comment ça se passe. Mais j'ai l'impression que ça va un peu mieux (du moins ce matin...)

 

 

 

2 juillet 2019

Jour J ; L'arrivée

7h00

Le plus dur, ce sont les au revoir.

 

12h00

Arrivée 1h30 en avance. Du coup je fais quoi? je vais boire une bière dans le premier bar venu. Après tout c'est ma dernière avant... J'ai beaucoup discuté avec deux amies hier, je crois que ce sont de vraies amies, ça fait bizarre j'ai pas l’habitude. Puis j'ai discuté avec mon chéri après et en fait, on s'est tous rendus compte que l'alcool, c'était par périodes. Je peux passer des jours sans boire d'alcool. Ou des Heineken 0 (elles sont vraiment bonnes pour des bières sans alcool!)Je pense que ça, c'est quand je suis normale. Et puis ya des périodes euphoriques où je vis/suis à fond, je peux boire une bière, puis deux, je vais toujours bien, même si c'est tous les jours, et ça s’enchaîne, ça devient obsessionnel. Jusqu'à ce que ça aille trop loin, que je ne m'arrête plus, que je passe en mode dépression, et que je continue l'alcool en mode cette fois-ci réconfort. En attendant que je redevienne "normale" où je fais ma petite cure. Là, pendant 3 semaines je ne vais pas boire d'alcool.ça va faire bien 10 ans que ça ne m'est pas arrivée aussi longtemps.

 

12h36

Je dois y être pour 13h30. Je peux peut-être en prendre une deuxième. Aller hop, 2ème bière de prise. Je mets 10 fois plus de temps à boire mon café. Hier soir mon homme il me serrait fort dans ses bras, très longtemps. Ça fait drôle, il est pas démonstratif. Ce matin il s'est levé à 5h, du coup je me suis levée en même temps. On a bu notre café ensemble, à la table de la cuisine, c'était la première fois. Mon homme, il n'est pas démonstratif, pas un sentimental, il ne montre pas ses sentiments. Une fois il m'a dit qu'il m'aimait, mais parce que je lui suppliait en pleurant toutes les larmes de mon corps (on était dans une petite période de crise).

Ce matin, j'ai vu une réelle tristesse et inquiétude dans ses yeux et ça m'a brisé le cœur. Et voilà. Je vais encore pleurer. C'est pour notre bien ce séjour en clinique mais putain qu'est-ce que c'est dur.

 

17h28

Ça y est, je suis dans ma chambre double; je ne sais pas qui est ma voisine, mais elle aime le tricot, a des chaussons de vieille, et prend soin de ses cheveux. Heureusement j'ai acheté ma clé 4G pour avoir internet. J'ai attendu 2h cet après-midi dans la salle d'attente pour voir le psychiatre. Après avec une infirmière, on a monté mes affaires dans la chambre (on a dû prendre un chariot). Elle m'a pesé (pas beau à voir), et pris ma tension (moche aussi - forcément, quand on mange plus...). Cet après-midi j'ai pleur toutes les larmes de mon corps. Une détresse inimaginable, je me sentais seule, perdue, emprisonnée (ce qui est toujours le cas). J'ai appelé loulou en larmes en lui disant que je voulais rentrer, je voulais pas rester là, c'est horrible, je veux pas ! 

 

17h32

A 18h, les infirmières viennent donner les traitement dans les chambres. A 19h, on va au réfectoire. Demain, 7h30, réveil par les infirmières pour donner le traitement (mais on a de la chance nous, on est à l'étage, donc ce sera sûrement plutôt 7h45). 8h, petit déjeuner. Après? Bah après. J'en sais rien. Errance, et errance, et à un moment je dois voir le psychiatre mais ya pas trop d'ordre, donc faut voir de temps en temps si ya pas trop de monde dans la salle d'attente.

12H45 déjeuner. Après, errance. Possible activité selon ce que préconise le médecin et le prof de sport. Puis errance. 18h, médicaments. 19h, dîner. etc.

Je ne veux pas vivre cette soirée, ni les jours prochains, je ne veux pas. En plus j'ai pas le droit aux visites les premiers jours. ça, ça a finit de m'achever. Je veux retrouver ma vie, je me déteste.

 

18h02

Ah Ah!!! l'infirmière est en retard!!!

Publicité
Ma vie "relativement" ordinaire
  • Un blog qui persiste depuis 2007, qui parle de tout, de rien, de moi, des autres, des hauts, des bas, (avec une petite touche de bipolarité pour pimenter le tout!) juste parce que j'adore écrire!
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Publicité
Newsletter
Publicité
Derniers commentaires
Ma vie "relativement" ordinaire
Archives
Publicité