Oui aujourd'hui j'ai décidé de parler de l'écriture, celle qui se perd, qui se fait avec notre main et un crayon (oui oui, des fois on fait ça! pas que sur des chèques!) et un morceau de papier.

 

Cela peut paraître un peu idiot d'en parler comme ça, mais je me suis rendue compte que ça se perdait vraiment (avec la technologie, mails, ordi blablablablaaaa), et même plus, que ça me manquait!

 

Et tout ça vient d'un livre que je suis en train de lire. Je ne sais pas si j'ai le droit de faire de la pub (j'ai le droit?) mais je me dis que pour un livre c'est une bonne action. Un livre avec des pages qu'on tourne hein! Pas ces écrans ridicules qu'on tourne la "page" en faisant glisser le doit sur un écran plat, froid et fade (tout le monde voit de quoi je parle? - bon, je poursuis). Un vrai livre donc, rien qu'au toucher, tourner les pages, l'odeur du papier, oui c'est un vrai régal (chacun son truc). Oui je fais partie de ceux qui rêveraient d'avoir une gigantesque pièce dans sa maison (en admettant que j'en ai une un jour) avec des bibliothèques remplies de livres sur tous les murs. Bien sûr ce serait des livres que j'aurai lu, mais j'organiserai un partie de ma bibliothèque avec ceux que je n'ai pas encore lu, victime de mes achats compulsifs (oui mes achats compulsifs, ce ne sont pas des fringues, mais des livres.) Bref, je m'égare.

 

Donc ce livre que je suis en train de lire, c'est "Le cercle littéraire des amateurs d'épluchures de patates". Un roman rien de plus British. J'adore les romans anglais, ils ont cet humour et cette façon d'écrire inimitable, et je crois qu'il doit y avoir un gêne spécifique de ce genre d'humour, ce flegme, que l'on ne trouve que chez les anglais et que je trouve admirable. Je ne vais pas vous raconter le livre, mais en gros ça se passe juste après la fin de la seconde guerre mondiale, entre Londres et l'île de Guernesey. L'ensemble du livre, c'est un échange de lettres entre plusieurs personnages dont le principal et Juliet, une journaliste qui cherche à écrire un livre. A chaque fois que j'ouvre ce livre pour poursuivre ma lecture, j'ai le sourire aux lèvres jusqu'à ce que je le referme.

Dis comme ça, ça ne vous donne peut-être pas spécialement envie de le lire (oui je suis une mauvaise vendeuse) mais je ne dirai qu'une chose, je me régale à le lire. Voilà.

 

En lisant ce livre, avec tous ces échanges de lettres, ça m'a donné envie d'écrire à nouveau. Pas un livre, mais des lettres. Forcément il faut un destinataire et je n'ai pas eu besoin de réfléchir longtemps (une demi seconde peut-être), je savais déjà à qui écrire : ma sœur. Alors je lui ai écris ma première lettre cette semaine. Et vous n'imaginez pas quel bonheur ça a été, lorsque, mon stylo Bic en main, j'ai noté sur cette grande page blanche en haut à droite la date du jour en toutes lettres, et plus bas à gauche un "Ma chère sœur" de ma plus belle écriture. Et j'ai écris, écris, écris, sans une seule rature, des choses absolument pas intéressantes mais le contenu, on s'en fiche finalement! Je pensais à mon petit moment de bonheur en tête-à-tête avec ce moment authenticité, et à ma sœur ouvrant l'enveloppe et découvrant cette petite lettre écrite à la main, qu'elle pourrait lire tranquillement sans avoir besoin d'être collée à son ordi, les feuilles bien calées dans ses deux mains et le doux son du papier lorsqu'elle retournera la page.

 

Vous devez me prendre pour une folle, mais croyez moi, les mails, texto, ordinateurs et même l'écriture sur ce blog me paraissent bien fades à côté du plaisir de l'écriture à la main, sur du papier!