"La naissance est une condamnation à mort" voilà ce que j'ai écrit il y a quelques années, et je ne pouvais l'envisager autrement.
"Le décès d'un être chère, ne peut que vous ouvrir les yeux sur la connerie de la vie"... Même période de mal être, je ne pensais qu'à ça, la mort.

A quoi ça sert de vivre, puisque de toutes façons, ça finit toujours par la même chose... un grand RIEN... et ouais j'ai la trouille, j'essais de ne pas y penser à ce rien, mais non c'est toujours là, qui me martèle la tête, tu vas crever petite, tu vas tout perdre, tu n'y peux rien.

Tu as beau me manquer, je n'ai pas envie de te rejoindre.

Je me sens bizarre, qu'est-ce que j'ai?! cette douleur qui revient, cette senstaion étrange, juste là... c'est finit je vais y passer. NON pas maintenant j'ai encore plein de choses à vivre! pourquoi maintenant??? ça y est j'ai du mal à respirer, ça ne passe plus, mon coeur s'emballe, les tremblements et personne pour être là, pour m'accompagner. Appeler mon doudou. Non il travail. J'ai mon cerveau qui se comprime, ça y est c'est maintenant.

Etre face à sa propre mort, imminente.

Ne plus dormir de la nuit, garder le doigt sur le poignet, pour constater le moment où le poul va s'arrêter. Regarder la trotteuse des secondes, voir le temps défiler. Penser à tout ce que je vais rater, tout ce que je ne vivrais pas. Finir par s'endormir d'épuisement, après avoir lutter contre le vide du sommeil, la télé et la lumière allumées, pour ne pas se retrouver dans le silence, dans le noir.

Me réveiller le matin, en constatant que je suis encore en vie, j'ai passé la nuit, je suis vivante. Ce n'est pas pour maintenant.

Voilà ce que j'ai vécu pendant 6 mois, 24h/24.

 

(hum... promis, le prochain message, il sera super joyeux!)